Départ

homélie du dimanche 10 mai 2026 – frère Benoît Ente (Jn 14, 15-21)

Dans les entreprises ou les associations, quand un responsable sait qu’il va partir pour très longtemps et qu’il est conscient d’être un pilier pour l’entreprise, s’il aime son entreprise, qu’est-ce qu’il fait ? → Il recherche UN SUCCESSEUR. Un gars solide, fiable, intelligent qui a bien compris le projet. C’est exactement ce que fait Jésus aujourd’hui. Nous sommes dans le dernier discours de Jésus avant son arrestation. Il sait qu’il va partir pour très longtemps et il est bien conscient d’être le roc sur lequel se sont appuyés ses disciples jusqu’à aujourd’hui. Alors comme tout bon responsable, il recherche un successeur et il leur promet : « Je ne vous laisserai pas orphelin ». Jésus cherche quelqu’un pour continuer son œuvre. À vrai dire, Jésus ne le cherche plus, IL L’A TROUVÉ et même il le présente à ses disciples. Il le définit comme un défenseur παράκλητος en grec qu’on traduit parfois par paraclet ou avocat, c’est-à-dire celui qui se tient à côté et qui défend, soutient, conseille ou console selon les situations. Plutôt génial, ce successeur de Jésus.
Dans une entreprise, normalement, le successeur va imprimer sa propre manière de faire, sa propre vision ou sa propre stratégie. Ici le successeur de Jésus a une caractéristique particulière : IL RESSEMBLE COMME DEUX GOUTTES D’EAU À JÉSUS. D’ailleurs, dans la première lettre de Jean, le terme « παράκλητος » désigne Jésus lui-même. On peut dire qu’Ils ont presque le même nom ou au moins une même fonction, celle d’avocat. Autre point commun : le monde ne parvient pas à les voir. Ils sont invisibles aux yeux du monde. L’un comme l’autre a besoin d’un éclairage particulier pour être vu et perçu.
Allez, fini le suspens, Jésus dévoile le nom de l’heureux élu : L’ESPRIT DE VÉRITÉ. Une vérité à comprendre dans les deux sens. Des PAROLES VRAIES qui correspondent à mes actes. Je dis ce que je fais et je fais ce que je dis. Ce n’est pas facile, surtout quand on est dominicain. Mais quand parfois on y arrive, cela unifie notre personne, cela donne une solidité, une force. Vérité peut aussi avoir un autre sens. Elle peut désigner L’EXISTENCE OBJECTIVE de Celui qui est contemplé : vérité de Dieu à l’origine de l’univers, vérité du Dieu d’Amour qui se révèle en Jésus Christ, vérité d’un Dieu sauveur qui nous sauve en nous donnant la vie par son Esprit.
Frères et sœurs, quand vous regardez Jésus sur cette croix, percevez-vous ce qui l’a motivé à mourir de cette façon ? PERCEVEZ-VOUS la folie de son amour pour nous ? Percevez-vous cette même folie chez tant d’hommes et de femmes qui se donnent sans compter aujourd’hui à Évry et ailleurs ? Si vous percevez cela, alors frère et sœurs, cela signifie que VOUS VOYEZ LE CHRIST VIVANT dès maintenant. Vous voyez ce que le monde ne peut pas voir. En réalité c’est l’Esprit de Vérité qui voit cela en vous.
Et il est là le scoop du successeur de Jésus. Il n’est pas seulement à côté de nous comme François est assis à côté d’Elodie. Il est aussi EN NOUS un peu comme François est dans le cœur d’Elodie et Elodie dans le cœur de François par la grâce de leur amour. L’Esprit-Saint, C’EST DIEU QUI FAIT SA DEMEURE EN NOUS. C’est l’Esprit de Jésus qui se tient à la fois à côté de nous et en même temps en nous, pour nous conseiller, nous défendre, nous consoler, nous remplir de son amour et pour que nous devenions nous-mêmes des παράκλητος pour nos frères et sœurs.
Oui, frères et sœurs, Jésus a trouvé un successeur pour continuer son œuvre. Ce successeur, c’est l’Esprit de Vérité, l’Esprit de Jésus, mais C’EST AUSSI VOUS ET MOI unis au Christ dans son Esprit. Le Royaume de Dieu inauguré par Jésus advient dans cette Eucharistie et dans chacune de vos vies. Rappelez-vous ce que je vous ai dit au début de la messe : « La grâce de Jésus Notre Seigneur, l’Amour de Dieu le Père et la communion de l’Esprit-Saint soit toujours avec vous » TOUJOURS AVEC VOUS comme Jésus dit : « le Père vous donnera un autre παράκλητος qui sera pour TOUJOURS AVEC VOUS » Ce n’est pas un, mais des millions de successeurs qui font advenir le Royaume de Dieu animés par cet unique Esprit-Saint qui donne dans l’infinie diversité des visages, une extraordinaire unité. Aujourd’hui et pour toujours, Christ est ressuscité et à travers son Esprit qui vit en nous, il continue d’annoncer au monde la merveille de son amour. Amen.

Stargate

Homélie du frère Benoît Ente le dimanche 26 avril (Jn 10, 1-10)

Est-ce que vous connaissez le film Stargate ? C’est un film de science fiction autour de la découverte d’une porte qui permet d’accéder à un autre point de l’univers, la fameuse stargate, la porte des étoiles. Le film a eu tant de succès qu’il a ensuite été décliné en série, jeux vidéo, dessin animé, bande dessinée, websérie, roman, jeux de société et j’en passe. C’est dire que les portes mystérieuses sont capables d’éveiller un imaginaire débordant ! Les enfants que nous sommes cherchent les portes cachées qui conduisent à des passages secrets et à des mondes enchantés. En effet, la porte nous fascine parce qu’elle donne accès à un espace nouveau. Elle est une promesse d’accéder à ce que nous cherchons plus ou moins obscurément. 

Or voici que Jésus dans l’évangile se compare carrément à une porte. JE SUIS LA PORTE DES BREBIS dit-il. Pour mesurer l’extraordinaire de cette image, j’ai demandé à l’IA si elle connaissait d’autres personnages qui affirment être une porte. Elle m’a dit qu’elle n’en connaissait pas. Il y a des gardiens de la porte, il y a ceux qui ouvrent les portes, mais personne qui affirme être la porte elle-même. Le cas de Jésus est unique. 

 Jésus est la porte des brebis. Notez bien que ce n’est pas l’Eglise qui est la porte mais Jésus lui-même. Personne ne peut prétendre être propriétaire de cette porte. L’Eglise comme un bon portier ou une bonne servante peut en donner les clés, mais elle ne peut pas posséder la porte. 

Jésus est la porte, c’est-à-dire il est celui qui donne accès à un autre espace, à un autre monde. Encore faut-il que cette porte soit ADAPTÉE À NOTRE TAILLE. Ni trop petite car nous ne pourrions passer, ni trop grande car nous ne pourrions l’ouvrir. Jésus a vécu en tout notre condition d’homme, il a joué, travaillé, aimé, souffert comme tous les êtres humains. Nous pouvons nous identifier à lui, penser, agir, parler comme lui. Jésus est une porte parfaitement adaptée à notre taille c’est-à-dire adaptée à notre humanité. En même temps, Jésus est pleinement Dieu. Il est ce point de contact où l’humanité et la divinité sont parfaitement unis. Jésus est pile à la jonction de deux mondes, il relie en lui-même deux espaces exactement comme une porte. Il nous donne accès au monde de Dieu, à l’amour pur, à la vie éternelle. Il n’y a pas d’autres lieux de passage, il n’y a pas d’autre personne en qui l’humanité et la divinité soient parfaitement unis, il n’y a personne d’autre que Jésus qui puisse dire Je suis la porte.  

Dans le monde qui est le nôtre, frères et sœurs, un nom unique nous a été gracieusement donné pour nous permettre d’accéder à notre vocation divine : Jésus-Christ. Mais attention, ce n’est pas comme Stargate. Jésus-Christ n’est pas un gris gris ou une formule magique qui va libérer une force occulte. Jésus-Christ est LA porte qu’il faut traverser pour accéder à la divinité. TRAVERSER c’est-à-dire mourir avec lui pour ressusciter avec lui. C’est ce que nous réalisons dans le baptême au nom de Jésus-Christ. Mais le baptême nous est donné non pour se substituer à notre vie, mais au contraire pour irriguer notre vie, pour que cet enfantement merveilleux se renouvelle tout au long de notre vie. Nous vivons tous tant de petites morts et de petites résurrections dans les petits et les grands renoncements que nous faisons au nom de l’amour d’un enfant, d’un époux, d’une épouse, d’un ami, d’un pauvre, du Christ. Et chaque fois que nous consentons à ce geste, nous ressentons la force de vie et de joie qui vient du Christ nous animer. 

Jésus est l’Unique dont la vie fait de NOTRE PROPRE HUMANITÉ UNE PORTE vers la divinité.  Quand nous communions au corps et au sang du Christ, sa chair et son sang s’unissent à notre propre chair et notre propre sang et ensemble, ils deviennent cette unique porte du paradis.

Frères et sœurs, je peux vous l’affirmer, Stargate, la porte des étoiles est une INVENTION cinématographique. Mais Jésus-Christ, lui, a vraiment vécu sur notre terre. Il a vraiment donné sa vie par amour pour nous et il est ressuscité comme il l’avait annoncé. Il est la porte bien réelle que Dieu dans son immense bonté nous a donné pour accéder à sa propre vie divine. N’ayons pas peur, mangeons son corps, buvons son sang et passons avec lui de la mort à la vie en abondance. Amen.

Miracle

Homélie du frère Benoît Ente pour le dimanche de Pâques 5 avril – Jn 20, 1-9

Dans cet Evangile de Pâques, il y a une chose tout à fait remarquable : il ne se passe pratiquement rien. Pas de lépreux purifié, de démon expulsé ou de tempête apaisée. Pas de sortie triomphale du tombeau. Non, un récit qui frappe par sa simplicité, sa sobriété. Les médias ne cessent de nous faire croire qu’il se passe quelque chose de sensationnel. Ici au contraire, le récit parle de vide et d’absence. Il n’y a que trois personnages, le cercle intime de Jésus : une femme tout excité par sa découverte d’un tombeau vide transmet cette excitation à deux hommes qui constatent l’absence du corps dans le tombeau. Rideau. Et pourtant cette scène nous place en témoin privilégié d’un des plus beaux miracles, un miracle invisible, délicat comme un fin silence, un miracle qui se produit dans l’intimité d’une âme : la naissance ou plutôt l’éclosion de la foi.

Vous pensez qu’un boiteux qui se met à marcher est un plus grand miracle. Mais en fait, la guérison d’une maladie reste extérieure à la personne. Une guérison physique ne touche pas l’intime de l’être. Au contraire, la naissance de la foi engage tout l’être. C’est une adhésion intérieure volontaire et libre qui oriente ou réoriente profondément toute notre existence. Qu’une créature pose cet acte de foi intime et profond est un très grand miracle et même une résurrection.

Aujourd’hui, l’apôtre Jean, auteur du 4e évangile, nous fait la joie de nous partager son expérience de sa foi naissante. Il est parmi les premiers sinon le premier des êtres humains à croire au Ressuscité. Comment un tel prodige a pu se produire ? L’apôtre Jean a d’abord vécu avec Jésus plusieurs années. Il a écouté sa parole, vu ses gestes, il a appris à le connaître. Il a admiré sa sagesse, sa force, son humilité. Il lui a rendu de nombreux services : il a fait partie de ceux qui ont été envoyés deux par deux en mission. Jean avait une affection sincère pour Jésus. Tout cela est très beau, mais ce n’était pas encore la foi, tout cela, ce sont les conditions pour que puisse survenir la foi. Tous, nous passons par là. Tous nous avons appris à connaître Jésus, nous avons admiré sa sagesse, nous avons participé à des prières, nous avons rendu des services et pourtant frères et sœurs avouons le tout cela ne sont que les préliminaires à la foi. La foi, c’est un ébranlement de notre être tout entier, une sorte d’illumination où la vérité du Christ ressuscité éclate aux yeux de notre esprit. 

Jean avait entendu Jésus annoncer par trois fois sa mort et sa résurrection. Il connaissait les écritures, la figure du serviteur souffrant, le prophète Jonas qui passa trois jours dans le ventre de la baleine, etc. Jean savait tout cela et pourtant il l’avoue lui-même : « Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts. » Cela paraît fou et pourtant comme Jean nous ressemble !

Qu’est ce que Jean a vu en ce premier jour de la semaine ? Il a vu l’absence d’un corps, il a vu les linges qui entouraient ce corps non pas jetés négligemment par d’éventuels ravisseurs, mais « enroulés et posés à leur place » dit-il c’est-à-dire disposés comme Jésus avait l’habitude de le faire. Et ce signe a fait refluer à sa mémoire les paroles de Jésus, les paroles des écritures entendues depuis qu’il est enfant. Paroles et signes visibles ont cristallisés pour faire émerger à l’esprit de Jean une évidence : Jésus est vivant. Cette cristallisation n’est pas d’abord d’ordre intellectuel, elle est le résultat d’une présence intérieure que les les signes et les paroles révèlent. Je suis vivant et je suis là au plus secret de ton cœur. L’expérience de la foi est une expérience de résurrection. Elle est une communion au Christ qui se lève et sort du tombeau. La naissance de la foi, c’est le Christ qui nous entraîne avec lui dans Sa Résurrection. Impossible de rester le même, la foi retourne comme une crêpe et fait naître des désirs nouveaux, nobles, inimaginables avant. 

Frères et sœurs, voilà le véritable scoop qui devrait faire la une des journaux du monde entier qui devrait tourner en boucle sur tous les réseaux sociaux. En ce premier jour de la semaine, il y a 2000 ans, face à un tombeau vide, un feu est naît. Ce feu brûle aujourd’hui à Evry. Il se propage irrésistiblement et envahit siècle après siècle le monde. Le feu de la foi. Le feu de la présence du Christ vivant au milieu de nous. Christ est ressuscité il est vraiment ressuscité Alléluia.

Parole anéantie

Homélie du frère Emmanuel Dumont pour la messe des Rameaux (Mt 26, 14 – 27, 66)

Le récit de la Passion a été beaucoup joué au théâtre. C’est presque construit comme une pièce de théâtre avec ses répartitions d’acteurs. Mais ici, le metteur en scène, ce n’est pas l’écrivain, c’est le héros principal. C’est Jésus qui distribue la parole. C’est lui qui incarne la Parole. C’est en lui que la Parole est crucifiée.

Dès l’entrée à Jérusalem, on ne sait pas qui donne la parole à qui. L’évangéliste écrit que Jésus dit quelque chose aux disciples. A priori, c’est lui qui donne les rôles. Mais quand Jésus parle, lui aussi donne la parole aux deux disciples qui vont chercher l’ânesse en leur indiquant quoi dire : « Le Seigneur en a besoin ». Et juste après, c’est le prophète qui donne la parole : « Dites à la fille de Sion, voici ton roi ».

En sens inverse, ça donne une chaine comme ça : Dieu donne la parole au prophète, qui donne la parole aux croyants, Jésus donne la parole aux disciples, l’évangéliste donne la parole à Jésus. Et nous qui lisons l’évangile, nous lui donnons la parole.

La Bonne Nouvelle est une parole donnée qui vient d’au-delà du Livre et qui sort du Livre.

Et les actes suivent : la foule accueille Jésus qui entre sur un petit âne, comme le prophète l’avait annoncé,

Au début de la Passion, on retrouve une scène similaire avec les serviteurs qui vont préparer le dernier repas, mais Jésus se donne la parole : « dites lui : le maitre te fait dire ». Jésus s’auto communique comme parole.

Quand Isaïe affirme : « le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples » : le langage se communique. C’est lui qui donne au serviteur souffrant la force de vivre la souffrance.

Jésus se donne la parole

Par des formules fortes, Jésus se donne lui-même la parole. Il dit qu’il dit. Il le fait pour annoncer deux choses : la trahison de Juda et le reniement de Pierre : sa souffrance passe par la faute des disciples. Mais il le dit aussi pour annoncer sa mort et sa résurrection : Je ne boirais plus de cette coupe avant d’être avec mon père. Vous verrez le Fils de l’Homme siéger à la droite du père et venir du ciel.

Voilà une parole forte et efficace, qui annonce l’avenir. Un avenir plein de Passion et de Gloire.

Et tandis qu’ils mangeaient, il dit Amen je vous dis Que l’un de vous me livrera. (Mt 26,21)

Mais je vous le dis Je ne boirai plus desormais de ce produit de la vigne Jusqu’au jour ou je le boirai avec vous nouveau dans le Royaume de mon Père. (Mt 26,29)

Jesus lui declara Amen je te dis Que cette nuit meme avant que le coq chante trois fois tu me renieras (Mt 26,34)

Jesus lui dit tu l’as dit Mais il y a plus je vous le dis Desormais vous verrez le Fils de l’homme siegeant a droite de la Puissance Et venant sur les nuees du ciel (Mt 26,64)

La parole bafouée

La parole connait aussi la passion. Jésus est accusé de blasphème par les grands prêtres.

Et ce sont des faux témoins qui l’accusent devant eux. Au cœur du Temple, la parole est inversée. Nous sommes en plein « fake news ».

Et Jésus est humilié, insulté par le peuple et les soldats romains.

C’est aussi ce que dit le psaume 21 : « ils me bafouent ».

La parole résistante

Pourtant la parole de Jésus a résisté. Plusieurs fois, il valide ce que disent ses opposants par ces fameux « c’est toi qui l’a dit ». Comme si Jésus avait déjà donné la parole et n’avait plus qu’à la valider. Il le fait une première fois avec Juda « Serait-ce moi ? », puis avec le grand prêtre : « es tu le messie le fils de Dieu », et enfin avec Pilate : «Es-tu le roi des Juifs?». Ces accusations sont vraies, c’est à cause d’elles que Jésus est condamné comme blasphémateur et danger politique, et Jésus laisse à ses accusateurs de les prononcer.

Ces trois artisans de sa Passion, conduits par des erreurs de discernements, en argent, en religion et en politique, connaissent pourtant la vérité. Jésus leur a donné la Parole.

La parole crucifiée

Aussi, pendant son procès, Jésus se tait, il garde le silence.

Jusqu’à ce que la parole soit crucifiée. Il y a d’abord le crie « Eli Eli lama sabactani… » puis il y a le dernier grand cri. Ici Matthieu nous place aux pieds de la croix. Il nous fait entendre l’araméen de Jésus, il nous fait entendre Jésus qui suffoque et qui, pourtant, crie. Sur la croix, la parole est plus incarnée que jamais. Elle rend son dernier soupir.

La parole glorifiée

L’hymne aux philippiens raconte bien cet anéantissement du Christ. Mais le néant n’est pas la fin.

Dieu l’a exalté pour « que toute langue proclame :
« Jésus Christ est Seigneur ».

La parole a retrouvé la Vérité.

Dieu nous donne la parole de Vérité pour proclamer sa gloire.